Astuce dégât des eaux
Que faire dans les 48h après un dégât des eaux ?
Un dégât des eaux survient toujours au mauvais moment. Panique, dégâts visibles qui s’aggravent d’heure en heure, voisins à prévenir, assurance à appeler… On ne sait pas toujours par où commencer. Pourtant, ce que vous faites ou ne faites pas dans les 48 premières heures conditionne directement le montant de votre indemnisation.
Chez ECL Expertise, nous intervenons chaque semaine aux côtés d’assurés en Indre-et-Loire et dans toute la région Centre-Val de Loire qui ont subi un sinistre eau. Voici la checklist complète que nous leur donnons dès le premier contact.
Les 5 étapes essentielles pour protéger vos droits après un dégât des eaux dans les 48 prochaines heures.
Un dégât des eaux survient toujours au mauvais moment. Panique, dégâts visibles qui s’aggravent d’heure en heure, voisins à prévenir, assurance à appeler… On ne sait pas toujours par où commencer. Pourtant, ce que vous faites ou ne faites pas dans les 48 premières heures conditionne directement le montant de votre indemnisation.
Chez ECL Expertise, nous intervenons chaque semaine aux côtés d’assurés en Indre-et-Loire et dans toute la région Centre-Val de Loire qui ont subi un sinistre eau. Voici la checklist complète que nous leur donnons dès le premier contact.
Étape 1 — Stopper l'eau et sécuriser les lieux (heure 0)
La priorité absolue est d’arrêter la source avant toute autre action.
- Coupez l’arrivée d’eau au compteur général si vous ne pouvez pas identifier précisément la fuite.
- Coupez l’électricité dans les pièces touchées si de l’eau est en contact avec des prises, des câbles ou des appareils électriques. N’attendez pas : un dégât des eaux peut devenir un accident électrique en quelques minutes.
- Si le sinistre vient d’un appartement voisin ou d’une partie commune, prévenez immédiatement le voisin concerné et/ou le gardien ou le syndic.
- Si la situation dépasse vos capacités (volume d’eau important, risque structurel), appelez les pompiers. Leur intervention est gratuite et leur rapport peut constituer une preuve précieuse pour votre dossier.
Ne nettoyez rien et ne jetez rien encore. Chaque élément endommagé est une preuve. Attendre l’étape suivante avant d’entreprendre quoi que ce soit.
Étape 2 — Documenter les dommages avec soin (heures 1 à 6)
C’est l’étape que les assurés négligent le plus souvent, et celle qui leur coûte le plus cher au moment de l’indemnisation.
Photographiez et filmez tout
Faites le tour complet des zones sinistrées, caméra ou smartphone en main :
- Les sources visibles du sinistre (tuyau éclaté, joint défaillant, fissure, machine à laver débordante…)
- Les plafonds, murs et sols affectés, en montrant bien l’étendue des dégâts
- Le mobilier, l’électroménager, les effets personnels endommagés — pièce par pièce
- Les objets de valeur touchés : montres, bijoux, matériel informatique, instruments de musique
- Les recoins et espaces cachés : sous l’évier, derrière les meubles, dans les placards
Horodatez vos photos (la plupart des smartphones le font automatiquement dans les métadonnées).
Dressez un inventaire écrit
Listez chaque bien endommagé avec, pour chaque article :
- Sa nature et sa description précise
- Son ancienneté approximative
- Sa valeur estimée (ou son prix d’achat si vous avez encore la facture)
Plus votre inventaire est détaillé, plus vous limitez le risque que l’expert de l’assureur « oublie » des postes lors de son passage.
Conservez les preuves d’achat
Retrouvez les factures, tickets de caisse, relevés bancaires correspondant aux biens endommagés. À défaut, les photos antérieures au sinistre (présentes dans vos albums photo ou sur les réseaux sociaux) peuvent faire foi.
Étape 3 — Déclarer le sinistre à votre assurance (dans les 5 jours ouvrés)
La loi et votre contrat fixent un délai : vous devez déclarer un dégât des eaux dans les 5 jours ouvrés suivant sa découverte (article L113-2 du Code des assurances). Passé ce délai, votre assureur peut réduire votre indemnisation, voire la refuser.
Comment déclarer ?
- Par téléphone au numéro sinistres de votre assureur (conservez le numéro de déclaration qu’on vous communique)
- Par courrier recommandé avec accusé de réception si vous souhaitez garder une trace écrite — ce que nous recommandons toujours
- Via l’espace en ligne de votre assureur si vous disposez d’un compte
Que dire lors de la déclaration ?
Soyez précis et factuel, sans minimiser ni exagérer :
- La date et l’heure de découverte du sinistre
- La cause présumée (fuite de canalisation, joint défaillant, débordement…)
- Les pièces touchées
- Les biens endommagés (en vous appuyant sur votre inventaire)
- L’existence éventuelle d’un tiers responsable (voisin, copropriété)
Conseil ECL Expertise : ne dites jamais à votre assureur que les dommages sont « mineurs » ou que vous avez déjà nettoyé avant l’expertise. Laissez l’expert constater par lui-même l’étendue réelle des dégâts.
Si un tiers est responsable
Obtenez de lui un constat amiable dégât des eaux (modèle disponible sur le site de votre assureur ou de la FFSA). Ce document précise les causes et les responsabilités, et accélère le traitement entre assureurs.
Étape 4 — Prendre les mesures conservatoires (heures 6 à 48)
Pendant les 48 premières heures, vous pouvez — et même devez — prendre des mesures pour limiter l’aggravation des dégâts. C’est une obligation prévue par votre contrat. Si vous ne le faites pas et que les dommages s’aggravent, votre assureur peut vous en tenir partiellement responsable.
Ce que vous pouvez faire sans attendre l’expert
- Protéger les biens qui n’ont pas encore été atteints (déplacer le mobilier, couvrir le parquet…)
- Faire appel à une entreprise d’assèchement si l’humidité est importante — gardez impérativement la facture
- Contacter un plombier pour colmater la fuite si cela n’a pas encore été fait — gardez là aussi la facture
Ce que vous ne devez surtout pas faire
- Jeter les biens endommagés avant le passage de l’expert de l’assureur — il ne pourra pas constater ce qu’il n’a pas vu
- Entreprendre des travaux de remise en état (peinture, remplacement de revêtement…) avant l’accord de votre assurance
- Signer un bon de prise en charge proposé par une entreprise envoyée directement par l’assureur sans avoir vérifié ce qu’il implique pour votre indemnisation
Étape 5 — Préparer le passage de l'expert (avant 48 heures)
Votre assureur va mandater un expert pour évaluer les dommages. Cet expert travaille pour le compte de l’assureur, pas pour vous. Son objectif est d’établir un chiffrage, mais pas nécessairement de maximiser votre indemnisation.
Préparez votre dossier avant sa venue
- Rassemblez vos photos et vidéos
- Préparez votre inventaire des biens endommagés
- Retrouvez votre contrat d’assurance (conditions générales et particulières)
- Notez les questions à lui poser : quelle garantie s’applique ? Quel est le montant prévu pour chaque poste ? Y a-t-il une franchise ? Quelle est la vétusté retenue ?
Assistez à l’expertise ou faites-vous représenter
Ne laissez pas l’expert passer en votre absence. Si vous ne pouvez pas être présent, faites-vous représenter par une personne de confiance — ou par un expert d’assuré qui connaît les enjeux techniques et contractuels.
Même en ayant respecté scrupuleusement toutes les étapes ci-dessus, l’offre initiale de l’assureur peut être incomplète ou insuffisante. Voici les postes les plus souvent sous-évalués ou oubliés :
La vétusté non récupérée. En formule « valeur à neuf », l’indemnisation se fait en deux temps : un premier versement vétusté déduite, puis un complément versé sur justificatifs une fois les travaux réalisés. Beaucoup d’assurés ne réclament jamais ce second règlement.
Les frais de recherche de fuite. Votre contrat prend en charge les frais de recherche et de réparation de la fuite sur les canalisations intérieures à concurrence d’un plafond souvent ignoré par les assurés.
Les pertes indirectes. Frais annexes justifiés engendrés par le sinistre (garde-meubles, nettoyage à sec de vêtements…) — représentent généralement 5% des indemnités dommages.
Le Spécial Coup Dur. Si votre logement est rendu inhabitable, votre contrat peut couvrir le relogement, la prise en charge temporaire de vos mensualités de prêt immobilier et l’indemnité de privation de jouissance. Ces garanties sont souvent sous-utilisées faute d’information.
Le saviez-vous ? Dans de nombreux contrats d’assurance, les honoraires de l’expert d’assuré sont pris en charge par la compagnie. Vérifiez votre contrat ou contactez-nous pour une analyse gratuite.
Ce que les assurés ne savent pas toujours sur leur indemnisation
Un dégât des eaux mal indemnisé ?
Vous estimez que l’offre de votre assureur ne couvre pas l’intégralité de vos préjudices ? Vous ne savez pas si vous avez droit à plus ? On vous aide !
Un dégât des eaux mal indemnisé ?
Vous souhaitez avoir une meilleure indemnisation, un accompagnement de A à Z ?
FAQ : Contester une indemnisation insuffisante
Dans quel délai puis-je contester l'offre d'indemnisation de mon assureur ?
Le délai varie selon votre contrat, généralement entre 15 et 30 jours après réception du rapport d’expertise. Au-delà, le délai de prescription général est de 2 ans (article L114-1 du Code des assurances).
Puis-je contester après avoir signé le rapport d'expertise ?
C’est plus difficile mais pas impossible dans certains cas, notamment en cas de vice du consentement ou de dommages cachés découverts ultérieurement. Contactez-nous pour analyser votre situation.
La contre-expertise est-elle gratuite ?
La contre-expertise en elle-même est une procédure prévue par votre contrat. Les honoraires de l’expert d’assuré que vous mandatez sont à votre charge, sauf si votre contrat prévoit leur prise en charge, ce qui est fréquent.
Mon assureur peut-il refuser une contre-expertise ?
Non. Le droit à la contre-expertise est prévu dans la quasi-totalité des contrats d’assurance et ne peut pas vous être refusé.
Combien puis-je espérer gagner grâce à une contestation ?
Cela dépend du dossier. Dans de nombreux cas, une contre-expertise bien menée permet d’augmenter l’indemnisation de 20 à 50%. Sur des sinistres importants, le gain peut se chiffrer en dizaines de milliers d’euros.
Faut-il un avocat pour contester son assurance ?
Pas nécessairement. Dans un premier temps, un expert d’assuré suffit pour la contre-expertise et la négociation amiable. Un avocat devient utile uniquement si le dossier va jusqu’au tribunal.